Le témoignage incroyable d’Arthur

3. Arthur temoignage

Habitant dans l’ouest de la France, c’est après avoir vu le véritable déferlement de violences sur la capitale envers de jeunes Français déterminés que nous avons décidé avec quelques amis de nous joindre aux manifestations quotidiennes de la Manif Pour Tous .  Après  avoir suivis le  cortège  jusqu’aux Invalides nous restons avec les autres jeunes (et moins jeunes d’ailleurs) sur l’esplanade des Invalides. Il  règne  une joyeuse ambiance, d’aucuns sortent de leurs sacs une bouteille de vin, d’autres quelques  bières. Au fur et à  mesure  de la soirée plusieurs chants populaires et bon enfant sont entonnés, la plupart repris en grande majorité par la foule, l’ambiance reste chaleureuse  jusqu’à  un  déploiement inattendu  et totalement injustifié de CRS. Devant ces hostilités que nous n’avons nullement  entraînées, le groupe de jeunes commence à faire face pacifiquement aux forces de l’ordre. Un jeune homme d’une trentaine d’années muni d’un mégaphone se dirige alors en tête de la foule et tournant le dos à la police tente de nous adresser quelques mots  ;  malheureusement  le pauvre bougre n’en aura pas le temps, un CRS l’a  déjà  agrippé par le sac afin de l’embarquer dans une estafette manu militari, il est 23h et je retrouverai ce manifestant un peu plus tard.

Devant cette interpellation totalement arbitraire le groupe de manifestants commence à élever la voix et à avancer vers le barrage de CRS, certains, mais une minorité, commencent à donner quelques coups de pieds dans les grilles anti-émeute, ceci ne  représentant  d’ailleurs aucune menace, les grilles étant solidement fixées à des camions. Je fais moi même partie des manifestants qui font face aux forces de l’ordre, pacifiquement, je suis donc un des premiers à être gazé par les forces de l’ordre. Le gaz  lacrymogène faisant effet je me retrouve donc  complètement  ballotté  dans la foule, incapable de m’orienter, c’est sûrement ce qui a décidé un CRS à m’attraper et à m’emmener vers les camions.

Je me retrouve donc menotté, encore sous l’effet du gaz, dans une estafette en compagnie de quatre autres jeunes, dont deux mineurs l’un deux ayant été d’ailleurs violemment plaqué au sol lors de son interpellation, je suis aussi en compagnie de "l’homme au mégaphone". Après une heure d’attente nous partons enfin dans une direction inconnue. Nous arrivons dans un commissariat qui se trouve aux dires d’un fonctionnaire de police présent "Au Nord de Paris", on nous attache tous à une sorte d’immense banc et nous n’avons ni le droit d’aller aux toilettes ni celui de boire et l’on ne nous notifie toujours aucun de nos droits, ni avocat, ni médecin. Nous rencontrons d’ailleurs dans le même lieu un prêtre embarqué pour avoir voulu porter secours à un jeune, il saigne abondamment du crâne, ce qui est assez étrange vu que je ne l’avais pas vu se faire molester au cours de son arrestation  ; une vidéo que je visionnerai deux jours plus tard m’apprendra que les policiers se sont occupés de lui derrière les lignes de CRS à l’abri des regards comme cela s’est passé pour d’autres interpellés.

Une fois de plus nous sommes  transférés  menottés, cette fois ci vers le commissariat du IVème arrondissement où nous passons le reste de la nuit. Ce n’est que vers 10h que l’on nous notifie notre garde à vue, et que l’on nous donne enfin lecture de nos droits. N’ayant que très peu connu pareille situation avec les services de police je suis aveuglément les conseils de l’Officier de Police Judiciaire et ne fais pas appel à un avocat "Cela ne sert à rien, mis à part nous énerver un peu plus contre toi et te faire rester ici un peu plus longtemps", je leur demande cependant de prévenir mes parents comme c’est aussi mon droit.

Au beau milieu de cette entrevue, deux plaintes supplétives arrivent devant moi de la part de deux CRS pour  violence et injures contre les dépositaires de la force publique. Stupéfaction…  J’aurais donc donné des coups dans des boucliers et insulté des agents… Je mesure 1m84 et pèse 65 kilos, autant dire épais comme un  câble  de frein à main, et quiconque me regarde de près ne peut que sourire à l’idée de me voir me frotter à des CRS en armure dotés de boucliers, matraque à la main. Mais les faits sont là. On me  renvoie  dans ma cellule, cette fois-ci collective, avec mes camarades de manifestation. Il est 8 h du matin. Trois heures plus tard on me transfère devant la police judiciaire où un officier reçoit ma déposition , à la question "Reconnaissez vous avoir porté des coups envers M Untel représentant de la force publique ? " je ne peux que répondre  sincèrement  "Non" , l’officier me regarde me demandant à quel jeu je joue , je lui réponds immédiatement que je ne joue à aucun jeu mais que je réponds simplement à sa question , de nouveau il me demande si je tiens vraiment à passer les deux prochains jours au poste , devant mon silence le gaillard s’énerve et commence un discours, arguant que les fait qui me sont reprochés sont extrêmement  graves et que je ne me rends pas compte de ce qui m’arrive.

Devant autant d’insistance et privé totalement du moindre soutien je ne peux que  répondre  que je certifie sur l’honneur ne pas me souvenir des faits qui me sont reprochés mais que confiant dans les forces de l’ordre de mon pays je ne comprends pas qu’une plainte soit déposée contre moi. Incrédulité du fonctionnaire qui trouve mes propos pompeux, ce n’est peut être pas faux mais c’est tout ce que je trouve à dire face à ce qui a l’air d’une manipulation. On me tend alors le PV pour que je le signe, seconde stupéfaction outre les fautes d’orthographe énormes (projet de loi "TOBIRAH") , je retrouve plusieurs énormes incohérences que le policier a introduit insidieusement dans mes propos . Une fois signalées le fonctionnaire refuse de modifier, je refuse donc de signer,  exaspération  de sa part, il se décide enfin à changer enfin les termes du PV que je signe donc. S’ensuit alors de longues heures d’attente, le mineur nous ayant suivi au commissariat est libéré ainsi que le premier interpellé. Vers 13 h on met fin à la garde à vue d’un autre pour qu’il aille voir un magistrat. Je reste donc seul dans ma cellule, cela fait maintenant 16 h que suis ici, je n’ai pas le droit d’aller aux toilettes ou alors c’est avec les menottes.

19h00  : on vient me voir pour me dire que le magistrat met fin à ma garde à vue car il veut me parler pour statuer sur mon sort et on me  transfère  donc au dépôt. Je fais remarquer qu’à cette heure-ci et un samedi soir le magistrat ne pourra sûrement pas me recevoir et qu’il serait plus sage que je passe la soirée ici pour n’être  transféré  que demain matin, fin de non recevoir on me prie de signer, incrédule je me laisse faire et je suis alors transféré au dépôt. Seuls ceux qui y  sont déjà allés peuvent comprendre l’ambiance de ce lieu sordide  ; trois étages de cellules individuelles traversés d’un long corridor où  règne  une odeur fétide et où  retentissent  les hurlements des détenus.

Cette fois ci je demande un avocat et je renouvelle la demande déjà faite que l’on joigne mes parents, je passe ensuite par la fouille, dont je passe les détails tant ils sont sordides. Je passe alors une des pires nuits de ma vie au milieu des  cris, de la puanteur et pire que tout, de l’incertitude de mon cas. On a "oublié" de me donner une couverture pour la nuit mais par contre on n’a pas oublié de brancher la climatisation ce qui dans un sous sol est toujours très utile  ; je grelotte durant des heures. Le lendemain vers midi après une nuit d’insomnie on vient me chercher, et  après  une nouvelle fouille où je dois une fois encore me mettre entièrement nu et tousser accroupi tandis qu’un fonctionnaire vérifie que rien ne m’échappe…on me menotte et je dois parcourir ainsi le couloir long d’une centaine de mètres qui mène au parquet où je suis présenté devant le vice procureur.

Malgré ce qu’on m’avait dit, celui ci se fiche éperdument de ce que j’ai à lui dire et ne fait que me lire un papier sur lequel sont écrites les charges retenues contre moi et me demande de bien vouloir le signer ce que je fais  immédiatement  ;  après 35 h de garde à vue passée dans ces conditions j’aurais volontiers donné bien plus qu’une signature pour pouvoir enfin quitter cet endroit ! Je  m’aperçois  aussi que l’on n’a pas  prévenu  mes parents malgré mes deux recommandations  et le fait que ce soit mon droit.

Je suis donc convoqué devant la XXIIIème chambre  correctionnelle  de Paris pour répondre des accusations de violences et injures contre des dépositaires de la force publique.

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38 commentaires sur “Le témoignage incroyable d’Arthur

  1. Règles en garde à vue :
    1) Ne rien dire.
    2) Ne rien signer.
    3) Les policiers ne sont pas nos amis. Ils sont là pour constituer un dossier à charge avant, pendant, et après l’interrogatoire. Ne pas l’oublier.
    4) Le fait d’être "innocent" ne change rien pour eux. Ils ont des ordres, point. La meilleure défense, c’est le silence.
    5) Exiger avocat + coup de fil + appel à un proche (art. 63 du Code Pénal).

  2. Je suis """innocent""" mais je me suis tenu en opposition aux forces de l’ordre et j’étais debout à coté des hommes qui ont tapés dans les grilles de sécurité … Récit plein d’incohérences … Qui sème le vent …

    • Le récit n’est pas incohérent. Celui qui n’a rien fait n’a pas à s’accuser mensongèrement en plus. Le vent est semé par le gouvernement, les autorités judiciaires et leur politique contraire à l’humanité. Ils récoltent la tempête.

  3. Bien fait pour ta gueule d’homophobe! J’espère qu’à l’issue de ta GAV et de ton expérience du dépôt, tu vas te rendre compte qu’il existe des combats politiques à mener bien plus urgents que la manif’ pour tous et la lutte contre l’égalité des droits!

    • Génération GAV n’a pas modéré ce commentaire comportant pourtant des insultes, afin que tout le monde voit où est la haine, et à quel point les soi-disant défenseurs de l’égalité sont intolérants envers tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
      Au-delà de la simple question sur le mariage homosexuel ce site a pour but de montrer le deux poids deux mesures du gouvernement actuel, et de montrer à quel point toute opposition est muselée, par la violence, et au mépris des droits de l’homme et du droit français.

    • Je n’ose penser à ce que diront les enfants une fois grand à ceux qui les ont ouvert à un marché des enfants, des femmes et des embryons . Ca va être quelque chose

  4. « et après une nouvelle fouille où je dois une fois encore me mettre entièrement nu et tousser accroupi tandis qu’un fonctionnaire vérifie que rien ne m’échappe…on me menotte et je dois parcourir ainsi le couloir long d’une centaine de mètres qui mène au parquet où je suis présenté devant le vice procureur. »

    Je pense vu votre récit que vous avez pu vous rhabiller et que vous avez été présenté habillé au procureur. Pouvez-vous le préciser. Merci.

    En tous cas, vous avez toute ma sympathie et la dénonciation des tortures que vous avez subies dénonce le monde judiciaire qui se tait. Car il n’est pas normal, même pour un authentique délinquant d’être traité ainsi avec torture. Vous avez un rôle à jouer pour faire cesser ses pratiques absolument et pout tous. Vous les dénoncez, merci pour nos frères humains.

  5. Encore un pauvre innocent placé en garde à vue …
    Un innocent qui faisait partie d’un rassemblement non-autorisé par la Préfecture de Police.
    Un innocent qui voit intervenir les forces de l’ordre et qui décide de rester.
    Un innocent qui se trouve "en première ligne" face aux boucliers des CRS.
    Debout près d’autres qui "commencent à donner quelques coups de pieds dans les grilles anti-émeute, ceci ne représentant d’ailleurs aucune menace" … Mais juste des violences à l’encontre des forces de l’ordre et juste un délit.
    Un innocent qui se dit lui-même "manifestant".
    Un citoyen qui connait son droit à manifester mais visiblement pas les lois.
    Une expérience qui lui aura permis de les apprendre.
    Un auteur qui se dit victime, comme beaucoup d’autres.

    • Tous les gens qui font cela dans d’autres contextes sont-ils traités de la même façon ? C’est le deux poids deux mesures qui est difficile à admettre. La loi doit elle être plus dure pour les adversaires politiques ?
      Mais où est on ? En France, pays des droits de l’homme ?
      On commence à en douter avec ces façons de faire …

      • Mais bien sûr que oui, les gens sont traités de la même façon ! C’est incroyable cette victimisation permanente. Alors oui, je comprends l’incrédulité, l’impression du dénis de démocratie, le sentiment d’être persécuté pour ces idées, alors que l’on se sent pacifiste, et, au-delà, porteur d’un message de paix, d’espoir, etc. etc.

        Mais ce que je ne conçois pas, c’est de lire des absurdités telles que le fameux "deux poids deux mesures", ou bien encore "les socialistes censurent tout avis contraire, le pays des droits de l’homme"…

        J’ai bien compris que c’était pour beaucoup la première manifestation, la première fois aussi, qu’on s’oppose aux forces de l’ordre. J’ai bien compris aussi que ce n’était pas (nécessairement) une opposition physique, violente, mais simplement une occupation de terrain. Mais croyez-moi, la manif’ pour tous n’a pas inventé le sitting, elle n’a pas inventé le mouvement populaire pacifique, et surtout, elle n’a pas inventé la garde à vue ! Dans toutes les grandes manifs passées, il y a eu des gazés, des gardés à vue, et parfois quelques coups de matraque. Je suis le premier à dire que c’est scandaleux, injuste, quand on le subit alors qu’on n’a rien fait de mal.

        Ce message n’est pas contre l’auteur, dont je partage (à défaut des idées) le désarroi, l’injustice et l’énervement (légitimes à le lire).
        Mais il s’adresse en revanche à tous ceux, ici, qui osent prétendre que c’est du jamais vu, que c’est du "deux poids deux mesures". A ceux-là je dis STOP. STOP à cette victimisation à outrance. Vous connaissez maintenant ce qu’est une manif’, ce que représente le fait de s’opposer à une loi, et de chercher à la combattre en battant le pavé. Vous connaissez les frustrations que cela engendre. Mais tout ça n’est pas nouveau ! Alors voir les mêmes qui critiquaient à l’époque les manifs anti-cpe, sans se soucier jamais qu’elles aient conduit à des gardes à vues de jeunes, à des gazages d’adolescents; ces mêmes qui se moquaient des bobos-hippies-socialo-je-ne-sais-quoi manifestants, s’insurger maintenant contre les CRS qu’ils chérissaient est dur à avaler.

        Bon courage à l’auteur, car un débat d’idée ne doit pas dépasser la solidarité et l’humanité.

      • Ce site n’a pas du tout pour but de VICTIMISER les gardés à vue (voir par exemple l’article : Garde à Vue, comme une décoration à la boutonnière). Le seul objectif est de montrer la réalité des faits.
        Bien entendu nous n’avons pas la prétention de penser que nous sommes les seuls en France à subir cette répression injuste. Mais l’on ne peut tout de même nier ce deux poids deux mesures : ce sont les faits.
        Quelques exemples :
        Les Femen : jamais la moindre garde à vue/ Les Hommen : sous contrôle judiciaire
        Les émeutes du Trocadéro qui ont entraîné voitures et motos brûlées, vitrines cassées, etc : une dizaine d’interpellations / Les Invalides, aucun dégât : plus de 200 interpellations et gardes à vue
        Et l’on pourrait multiplier les exemples. Donc si, le deux poids-deux mesures il existe bel et bien.

      • Au risque de me répéter, je vais tâcher de vous réexpliquer le sens de mon message (qui semble vous avoir partiellement échappé).

        Je ne suis pas ici pour critiquer ce site, ou un autre, ne prenez pas la mouche si vite.
        Je faisais écho au message précédent (de libre propos). Encore une fois, pas de bol, cela tombe sur lui, mais c’est d’avantage l’exaspération devant la multiplication de ce type de message que "libre propos" en lui-même.

        La trame de fond de ces messages est de dire : "Depuis que Hollande est là, c’est la dictature, on arrête d’innocents manifestants, on leur balance des lacrymos. Avant, ce n’était pas pareil, les syndicalistes pouvaient manifester, tout casser, brûler des voitures et on leur disait rien." Je caricature un peu, mais en relisant les commentaires, ici ou ailleurs, vous vous apercevrez que très peu.
        N’étant pas spécialement hollandiste, je ne suis pas là non plus pour le défendre, à tout prix. Mais voilà, je le redis, c’est extrêmement exaspérant de voir ceux qui, il y a encore un ou deux ans criaient à la répression à la moindre manif, à la récupération de la jeunesse quand un ado se retrouvait dans un cortège, se marrer quand un gaucho se faisait embarquer, nous donner aujourd’hui des leçons de démocratie, alors que, honnêtement, l’entièreté des reproches que vous faisiez jadis et que vous ferez demain (et que vous faites déjà en prenant pour "exemple" les gav de la mpt) peuvent vous être faits. Vous aviez les enfants (de jeune âge) dans un environnement incertain (et bien oui, amener ses enfants en manif, c’est limite, même dans un esprit pacifique, on a vu des mouvements de foule mal se passer). Vous aviez les casseurs. Et oui ! En fin de cortège on les connaît. Vous aviez les jeunes qui se font déloger parce qu’il font un sitting. Vous aviez les slogans ravageurs et les affiches coup de poing. Vous aviez vos têtes de proue.
        Ce que vous n’aviez pas c’est l’expérience, et pourtant, vous vous placez à nouveau en donneurs de leçon.

        Je sais que je parle dans le vide, mais j’aurai essayé.
        Pour les manifs anti-cpe, il y avait eu des centaines d’interpellations également. Regardez par exemple ce lien : http://www.20minutes.fr/article/77420/A-la-Une-La-mobilisation-anti-CPE-minute-apres-minute.php

        Prendre l’exemple des femen est un peu cavalier de votre part. Tout d’abord, ces deux mouvements n’ont rien à voir (hormis le nom) et ensuite, si on se place à l’échelle internationale (horizon géographique des femen), on aura vite fait d’inverser le "deux poids deux mesures".
        Les émeutes du Trocadéro ont été certes un fiasco, avec une police dépassée, et peu d’interpellations le jour même. Mais il y a eu depuis de nombreuses arrestations (pas une dizaine, c’est faux) et même des condamnations (dont au moins de mémoire une à 2 mois fermes).
        Ce sont les faits. Les faits sont ce que l’on veut bien en faire. Et je le redis, sans détour, vous êtes occupés ici à faire de la victimisation.
        Si vous souhaitez comparer des situations, comparez-en des comparables. Comparez des manifs citoyennes entre elles, sans vous occuper des idées défendues, mais simplement des données qui nous intéressent ici. Vous verrez que nous ne sommes pas si différents finalement. Le "deux poids deux mesures" est une jolie formule mise au goût du jour il y a quelques mois et, excusez moi de le répéter, ne servant qu’à la victimisation de certains.

        Cordialement

      • Au sujet des Femen on compare ce qui est comparable : on parle de la situation en France pas du reste du monde.

        Sinon pourquoi parler de victimisation ? La plupart des jeunes ici finissent leur gardes à vue en hurlant "On ne lâche rien !" et sont prêts à recommencer. Pas rares sont ceux qui ont déjà vécu 2 voir 3 GAV…

        Quant à vos propos généralisants, ce sera forcément délicat d’y apporter crédit, vu qu’il est difficile de mettre tout le monde dans le même sac : ils seront sans doute vrais pour certains et totalement faux pour d’autres…

      • Merci pour cet échange d’idées "constructif".
        Comme je le disais, les faits sont ce que l’on veut bien en faire, et nos positions contrastées et bornées (je me l’applique aussi) ont toutes deux leur part de vérité (au regard des faits).
        Pouvez-vous me préciser ce que vous entendez par "propos généralisants", j’ai peur de ne pas bien comprendre. Et, également, pouvez-vous me dire quels sont-ils dans mon texte ?
        Savez-vous ensuite, à qui vous reprenez cette célèbre maxime manifestante "on ne lâche rien !" ? Savez-vous ce qu’elle a représenté ? En tous cas, je félicite les jeunes manifestants pour ce choix de slogan, autrement politique !

        Je pense malheureusement que mes propos n’ont pas été bien compris. Je n’ai pas l’impression d’avoir à un moment émis un jugement de valeur sur les manifestants, la mobilisation en général (car la question ici n’est pas là). J’ai simplement porté un jugement sur le "deux poids deux mesures", l’idée que se font les manifestants qu’ils ont inventé la poudre et Hollande la répression. Beaucoup de vos témoignages reprennent cette idée de "débutants", "novices", ce n’est pas de moi. Et là encore, je n’ai pas de jugement de valeur, ou plutôt, si, je pense que c’est bien de manifester pour ses idées. Mais, une dernière fois, d’autres ont manifesté avant vous, pour d’autres idées, pour d’autres batailles. Et d’autres ont fait de la garde à vue avant vous également. Le terme de victimisation est peut-être mal choisi, je ne sais pas. Mais le fond reste là.

      • la généralisation c’est lorsque vous dites que l’on est ceux qui il y a quelques années parlaient de récupération de la jeunesse par la politique, qui donnaient des leçons à tout le monde, qui riaient lorsqu’un gauchiste était embarqué etc.
        C’est peut-être vrai pour certains, mais pas forcément pour tous (d’autant plus que nous sommes une majorité de personnes extrêmement jeunes, et il y a quelques années nous n’étions pour beaucoup que des gamins n’ayant porté aucun jugement sur les questions de CPE etc.

        D’un autre côté il est vrai que c’est une partie de la population qui n’a pas l’habitude des "batailles de rue" qui se retrouvent actuellement dans la rue. Mais c’est magnifique justement de voir qu’une jeunesse qui hier encore se contentait de métro-boulot-dodo-télé-sortie laisse tomber aujourd’hui son train train quotidien pour descendre dans la rue, et défendre non pas des intérêts personnels, mais simplement des valeurs. Tout ce qu’il y a à espérer c’est que cette jeunesse engagée ne baisse pas les armes et qu’elle puisse peser un peu dans l’avenir de notre pays.
        Et non nous ne sommes pas les seuls, et tant mieux ! Il y a dû y avoir également incompréhension de notre message, nous ne prétendons pas être les seuls. Plus il y aura de jeunes qui s’engage, sur un sujet ou un autre, mieux ce sera !

        Et nous admirons particulièrement les personnes qui sans être d’accord avec nous sur les idées nous soutiennent au moins sur le fait de s’engager, merci à vous !
        Et tant mieux si vous aimez notre slogan, car nous ne lâcherons rien ! :)

      • Très bien, merci pour cette mise au clair.
        Oui je soutiens en effet le fait que des jeunes s’engagent. En revanche, mais nous n’entrerons pas sur ce terrain là, ce n’est pas nécessaire, je pense qu’il est maintenant temps de "lâcher" et de se préoccuper d’autres combats (ce n’est qu’un avis personnel :-) )

      • Jahawai (June 12, 2013 ) Ou le type même du discours pervers (Harris un amis qui vous veut du bien… ou pas)

        a) "Mais bien sûr que oui, les gens sont traités de la même façon ! "

        - Un petit jeu : Trouvez plus de 10 % de gens (majeurs) en France à croire à cette démagogie .

        b) "C’est incroyable cette victimisation permanente. "

        - Certes l"incroyable" la victimisation permanente à cours depuis un certains temps en France mais les divers représentant de la Manif pour tous n’on jamais été concerné pas la question (bien au contraire) . C’est curieux de vous voir appliquer sur des populations qui font sans cesse les frais de cette "victimisation" incessante, des caractéristiques qui leurs sont opposés . Voici un discours dont on reconnait la marque (l’avez proposé aux tenants du titre en la matière ?) . Vous n’êtes probablement pas sous informé ce qui ne laisse de place qu’à la mauvaise foi .

        c) "Alors oui, je comprends l’incrédulité, l’impression du dénis de démocratie, le sentiment d’être persécuté pour ces idées, alors que l’on se sent pacifiste, et, au-delà, porteur d’un message de paix, d’espoir, etc. etc. "

        - "Alors oui je comprend mais" un procédé rhétorique permettent d’introduire des idées sans qu’il ne soit besoin d’exposé des exemples . Des opinions personnels tenues pour vérité général dont on à plus besoin d’explicité les fondements car la personne aurait fait l’effort de comprendre le sujet . Sous entendue elle a compris, s’intéresse aux sujet, et est intègre donc cela donne du crédit à son discours ( endors la méfiance)

        - "sentiment d’être persécuté" (peut être un malencontreux choix de mot) le sentiment c’est quelque chose qui n’inclus pas la raison (donc irraisonné)et le choix du mot "persécuté" (encore une référence à ..) à une connotation psy qui déplace de facto la source du problème sur la victime en mettant en doute son intégrité mentale (parano ?) : cela vient d’elle .

        d)Mais ce que je ne conçois pas, c’est de lire des absurdités telles que le fameux “deux poids deux mesures”, ou bien encore “les socialistes censurent tout avis contraire, le pays des droits de l’homme”…

        - Or quand on prend la peine de le vérifier par soit même (msn, Wikipédia, forum ect) on s’aperçoit que les vérités polie et mesuré sont curieusement plus censurée que les insultes, la diffamation, les opinions extrêmes ect

        e) "Ce message n’est pas contre l’auteur, dont je partage (à défaut des idées) le désarroi, l’injustice et l’énervement (légitimes à le lire)."

        - "l’énervement (légitimes à le lire)." Ce n’est plus de la révolte teinté d’opinion juste un énervement et les personnes sont au passages rabaissé a des instincts (primaires) . "légitimes à le lire" est une mise .

        f)Mais il s’adresse en revanche à tous ceux, ici, qui osent prétendre que c’est du jamais vu, que c’est du “deux poids deux mesures”.

        - Et on déplace le débat pour légitimer le traitement : ça a déjà été fait . Ce qui laisse entendre que ce n’est rien et surtout pas quelque chose de significatif

        g)A ceux-là je dis STOP. STOP à cette victimisation à outrance.

        - Un Monsieur qui n’a peut être jamais rien dit aux autres quelque soit l’ampleur du phénomène; mais à attendus LA fois ou ce spectre de la population se révolte pour faire son numéro d"excédé (pcq vous comprenez c’est "la" fois de trop -_-) surtout si la reconnaissance d’abus de pouvoir ne sert pas ses intérêts .

        h) Vous connaissez maintenant ce qu’est une manif’, ce que représente le fait de s’opposer à une loi, et de chercher à la combattre en battant le pavé.

        - Au passage il nous "rappelle" que c’est aujourd’hui la loi et que l’on ne s’oppose pas à un principe . A la république elle même en somme .

        i) Vous connaissez les frustrations que cela engendre.

        - les manifestants qui rédigent ces articles ne se révolte pas contre des faits mais (ré)agiraient par frustration !

        j) Mais tout ça n’est pas nouveau ! Alors voir les mêmes qui critiquaient à l’époque les manifs anti-cpe, sans se soucier jamais qu’elles aient conduit à des gardes à vues de jeunes, à des gazages d’adolescents; ces mêmes qui se moquaient des bobos-hippies-socialo-je-ne-sais-quoi manifestants, s’insurger maintenant contre les CRS qu’ils chérissaient est dur à avaler.

        - Pur spéculation mais un petit délire posé là fait toujours son effet au cas ou certains y croiraient .

        k) Bon courage à l’auteur, car un débat d’idée ne doit pas dépasser la solidarité et l’humanité.

        - "Bon courage à l’auteur," Une phrase sur le mode empathique emprunté, suivit d’une phrase qui se veut humaniste bien qu’elle entre en dissonance avec son (double) discours . On retrouve les notions les plus appréciées du public : la solidarité et l’humanité.

        l)N’étant pas spécialement hollandiste, je ne suis pas là non plus pour le défendre, à tout prix.

        - Notez que ceci est totalement invérifiable .

        m) Vous aviez les enfants (de jeune âge) dans un environnement incertain (et bien oui, amener ses enfants en manif, c’est limite, même dans un esprit pacifique, on a vu des mouvements de foule mal se passer). Et oui ! En fin de cortège on les connaît. Vous aviez les jeunes qui se font déloger parce qu’il font un sitting. Vous aviez les slogans ravageurs et les affiches coup de poing. Vous aviez vos têtes de proue.

        Exclu le fait que les manifestant, sur de ne pas créer de pbs (ce n’était pas le but), voulait montrer que c’est bien de famille qu’il s’agit . Et que les familles étaient soudée dans ce combat qu’ils voulaient bon enfant . Bien que ça n’est pas été du gouts de tout le monde . On ose rapeller les participant pro mariage qui avaient trouvé de bon gout d’emmener leurs enfant (pancarte "bite dans le cul ou pas on veut l’égalité des droits" porté un enfant http://24heuresactu.com/2013/01/03/mariage-pour-tous-les-enfants-et-la-bite-dans-le-cul/)

        n) Vous aviez les casseurs.

        - Démagogie encore Monsieur oubli de mentionner les crs en civils chargés de mettre le bordel un civil crs porte un vieux qui c’est fait gazé là : (http://mariagehomo.files.wordpress.com/2013/06/rafle_paris_2013_vieillard.jpg?w=457&h=304 )

        o) Ce que vous n’aviez pas c’est l’expérience, et pourtant, vous vous placez à nouveau en donneurs de leçon.

        - Notez bien que cette personne ne cesse de critiquer et de donner des leçons de puis le début .

        p) Je sais que je parle dans le vide, mais j’aurai essayé.

        - Faire passer un discours qui dévalue l’article (ainsi que les intervenants) et vernis d’une pseudo bonne fois pour une tentative philanthrope "de faire triomphé la raison (sarcasme)" voila qui est gonflé !

        q) Prendre l’exemple des femen est un peu cavalier de votre part. Tout d’abord, ces deux mouvements n’ont rien à voir (hormis le nom) et ensuite, si on se place à l’échelle internationale (horizon géographique des femen), on aura vite fait d’inverser le “deux poids deux mesures”.

        - En zappant sur le fait que le sujet de fond, le mariage "pour tous" (oui les guillemet sont ici un signe de mise en doute xD), est dans l’actualité de l’Europe des Etat Unis ect

        r) Le “deux poids deux mesures” est une jolie formule mise au goût du jour il y a quelques mois et, excusez moi de le répéter, ne servant qu’à la victimisation de certains.

        - Ce qui ne change rien à la véracités des faits mais met en doute la bonne fois et l’honnêteté des gens qui ont parlés de leur gav .

        s) Cordialement

        - Si il le dit .

        t) Savez-vous ensuite, à qui vous reprenez cette célèbre maxime manifestante “on ne lâche rien !” ? Savez-vous ce qu’elle a représenté ? En tous cas, je félicite les jeunes manifestants pour ce choix de slogan, autrement politique !

        - "En tous cas, je félicite les jeunes manifestants pour ce choix de slogan, autrement politique" Détournement des idées des manifestants sur un autre plan que les revendication de fond . Insinuer qu’il s’agit de politique met en doute l’impartialité des manifestants qui pourraient, selon lui être les représentants, de partis et mise en cause de la sincérité . En claire ceci est démagogique . Cela permet de réduire l’impact de valeurs défendues et de les relégués au second plan . Les gens ne voit plus la combat d’ordre général mais perçoivent celui ci comme orienté par conséquent ils ne se sentent plus concernée . Pratique pour scinder l’opinion .

        u) Je pense malheureusement que mes propos n’ont pas été bien compris.

        - (Ben voyons .)

        v) J’ai simplement porté un jugement sur le “deux poids deux mesures”, l’idée que se font les manifestants qu’ils ont inventé la poudre et Hollande la répression.

        - Retournement de faits : les manifestant ne dénonce pas la répression mais se présenteraient en héros (ce qui naturellement provoque l’antipathie du lecteur moins réceptifs au message des manifestants) . Sous couvert de 2nd degré on tourne ceci en dérision et décrédibilise le discours "qu’ils ont inventé la poudre et Hollande la répression".

        w) "Beaucoup de vos témoignages reprennent cette idée de “débutants”, “novices”, ce n’est pas de moi. Et là encore, je n’ai pas de jugement de valeur, ou plutôt, si, je pense que c’est bien de manifester pour ses idées. Mais, une dernière fois, d’autres ont manifesté avant vous, pour d’autres idées, pour d’autres batailles. Et d’autres ont fait de la garde à vue avant vous également. "

        - L’argument des autres est important pcq tout le monde est d’accord avec et l’intérêt de l’opposer à l’article c’est d’impliciter le fait que leurs rédacteurs eux ne le soit pas . En clair ils penserait être les seuls, les premier ect bref lorsque l’on a plus d’argument on utilise la critique ad hominem ou la calomnie . Le tout est qu’elle soit assez subtile et légère pour s’en dédouaner en cas de pépin ("mais j’ai jms dis ça"," c’est toi qui n’a pas compris ect")

        On suggère que les gens arrêtés de manière arbitraire ne devraient pas le faire remarquer, sous prétexte que d’autre l’on été même si le contexte était différent . (On passe sur le fait que des criminels soit relâchés tout de suites après jugement ou que des pédophiles courent en liberté car ce n’est pas le sujet ). De plus la mise en parallèle avec de grand combat permet d’amoindrir encore la mobilisation par effet de contraste .

        x) "Le terme de victimisation est peut-être mal choisi, je ne sais pas. Mais le fond reste là."

        Si c’est pas du "jledispasmaisjledisquandmeme"

        June 13, 2013 @ 8:56 am

        y) " je pense qu’il est maintenant temps de “lâcher” et de se préoccuper d’autres combats (ce n’est qu’un avis personnel :-) )"

        Pour ceux qui n’auraient pas encore compris le but de son discours . Avec le petit smiley qui se veut amicale pour faire passer les propos .

        Bref un discours creux et vicieux (bien ficelé) qui pose la question suivante : la rhétorique à t elle intérêt sans sens ? (philo x) pour les amateurs) bref un vrai Z comme on en fait plus

    • "Un auteur qui se dit victime, comme beaucoup d’autres" c’est claire des que j’entend un pro, un collabo au régime l’ouvrir ça me donne des boutons (ces pseudos victime, mais agresseurs véritable)

  6. IL FAUT PORTER PLAINTE..C EST UN ARRESTATION ARBITRAIRE ET L AVOCAT MAITRE TRIOMPHE A PARIS SAIT PARFAITEMENT GERER CELA …

  7. Courage monsieur. J’espère qu’un avocat pourra vous aider à obtenir justice. Je ne partage sans doute pas vos idées mais vous assure de mon estime.

  8. Quel beau rappel…Petite leçon de DDV qui m’a l’air d’être copain avec nos amis les bê… euh! les bleus… Ou peut être en est il un…
    Cela dit, nier le fait que des forces de l’ordre commettent cela c’est, soit être naïf, soit menteur ou soit partisan…
    En même temps ne soyons pas sévère avec les crs, ils ne sont pas payé pour réfléchir ca se saurait
    sinon…

  9. Le plus beau c’est qu’ils n’ont pas encore compris qu’en faisant agir la police comme une police politique et de manière si disproportionnée, ils sont en train de contribuer à créer une culture de la contestation dans une population qui leur est certes de toute façon hostile, mais où une telle culture n’existait auparavant presque pas. Quis vult perdere…

  10. Mais c’est hallucinant ! Bravo Arthur ! tu es un héro sortit tout droit du film "Le vent se Lève" , genre … Mais, nous-mêmes,vers quelle République bananière courrons-nous, …sans vous ???

  11. Oui, mais de la part d’un parti qui donne des leçons de droits de l’homme à l’univers entier, le silence sur l’affaire Nicolas est révélateur de leur partialité.
    Imaginez un tel prisonnier sous Sarkosy: plus de "victimisation". On entendrait sur toute la presse des indignations de vierges effarouchées.
    Avec Nicolas, les grandes consciences, c’est silence radio…

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